Sommaire
Cet été, j’ai fui une nouvelle fois la chaleur et suis allée arpenter les Pays-Bas du sud au nord pendant 18 jours. Pour ce nouveau roadtrip, j’ai varié les modes de transport :
– train et et vélo pour le sud et Amsterdam,
– voiture et vélo pour la Frise.
Dans ce premier article, je vous dévoile mon itinéraire et les informations essentielles à connaître avant de partir.
Quelques clarifications :
Hollande ou Pays-Bas ? La Hollande est une région des Pays-Bas divisée en deux provinces : la Hollande septentrionale (autour d’Amsterdam) et la Hollande Méridionale (autour de Rotterdam). La confusion vient du fait qu’ au 17ème siècle (l’âge d’or néerlandais), la Hollande occupait une place prépondérante tant sur le plan économique que culturel et politique. Les Pays-Bas sont aujourd’hui divisés en 12 provinces dont la Hollande septentrionale et la Hollande Méridionale.
Et la capitale ? Amsterdam ou La Haye ? La capitale constitutionnelle des Pays-bas est Amsterdam, tandis que La Haye est la capitale politique où se trouvent le gouvernement, le parlement, la résidence royale ainsi que les ambassades étrangères.
Mon itinéraire en quatre étapes
16 jours sur place
J’ai bâti un roadtrip de 16 jours sur place rythmé par quatre étapes :
- J1 à 4 : dans le sud, à Leiden à environ 30 minutes de train de Rotterdam:
- visites de Delft, Utrecht, Gouda, La Haye, Rotterdam et Leiden,
- J5 une journée pour aller de Leiden à Amsterdam en visitant Haarlem
- J6 à 9 : à Amsterdam avec une journée à Zanse Schans,
- J 10 et 11 : une journée pour rejoindre Hoorn en passant par Marken, la suivante pour visiter Hoorn et Enkhuizen,
- J12 : route pour Leeuwarden en empruntant l’Afsluidijk (la digue de 30 km) et traversée du Waterland via Hinderloopen et Sneek,
- J13 à 15 : découverte de la Frise et de ses îles :
- visites de Leeuwarden, Groningen et Schiermonnikog,
- J16 : Retour à Amsterdam via Giethoorn.
C’est un itinéraire bien équilibré, qui permet de se poser pendant plusieurs jours dans 3 grandes villes. Je suis contente d’avoir choisi Leiden comme point de chute dans le sud, car c’est une petite ville animée et centrale par rapport aux différents sites à visiter.
Avec un peu plus de jours, je conseillerais de rallonger le temps passé à Leiden pour profiter de la côte et des plages.

Des paysages différents
En Hollande méridionale (autour de Rotterdam), l’urbanisation est assez forte. La région est quadrillée par les lignes ferroviaires ; les cadences des trains sont élevées. Il est donc très facile de découvrir la province en train ou à vélo grâce aux nombreuses pistes cyclables. Au sud de Haarlem, les champs de fleurs apportent de jolies touches colorées au paysage.
En Hollande septentrionale (au nord d’Amsterdam), il y a davantage de paysages agricoles : les polders sont souvent occupés par des troupeaux de vaches ou de moutons. Toute la province est sillonnée de pistes cyclables indépendantes des routes dédiées aux voitures et poids-lourds.
En Frise enfin, les espaces naturels et agricoles sont beaucoup plus vastes. Le sud est occupé par de nombreux lacs ; la région porte d’ailleurs le nom de Waterland (pays d’eau). Tout au nord, un chapelet d’îles s’étirent de la mer du Nord à la mer des Wadden. Les lignes ferrées sont également présentes mais toutes les villes ne sont pas desservies, comme par exemple Dokkum. La voiture ou le vélo permettent d’emprunter les petites routes de campagne, de longer les lacs et de découvrir de petits villages.
Le coin pratique
Y aller
J’ai choisi de rejoindre les Pays-Bas en train : je pars du principe que le trajet fait partie intégrante du voyage. Voir les paysages changer sous ses yeux, prendre le temps de la transition, c’est bien ce que permet le train. Confortablement installée, j’ai pu regarder par la fenêtre, lire, affiner mes trajets et surtout, je suis arrivée bien reposée à Rotterdam.
Depuis Paris (gare du Nord), l’Eurostar dessert les gares de Rotterdam, l’aéroport de Schiphol, et Amsterdam, le tout en un peu plus de 4 heures. Pour bénéficier de tarifs intéressants, il est important de s’y prendre plusieurs mois à l’avance (autour de 50€ l’aller) ; sinon, le prix peuvent grimper jusqu’à 180€.

Se déplacer
- En train et transports en commun : les trains sont très confortables ; certains sont pourvus de prises électriques. Des écrans à l’intérieur des wagons affichent les arrêts à venir. Sur l’application NS (Nederlandse Spoorwegen – équivalent de la SNCF), un petit symbole indique quels sont les trains les plus fréquentés, de quoi adapter son trajet. A noter, les trains sont très ponctuels. Il existe deux moyens de payer ses trajets :
- soit à l’aide de l’application OVPay, à relier à une carte de crédit (les cartes de débit ne fonctionnent pas) ;
- soit à l’aide d’une carte OV chip Kaart : elle est valable dans tout le pays et dans toutes les villes. Seule contrainte : un solde minimum sur la carte est exigé pour utiliser le train (20€) ou les transports en ville (10€). Elle s’achète dans les gares ou se commande en amont (7,50€ la carte). Attention, cette carte ne sera bientôt plus proposée.
- Il faut bien penser à valider sa carte en entrant en gare ou en en montant dans un bus et à nouveau en sortant de la gare ou en descendant du bus : ainsi, le montant du trajet effectué est débité et vous pouvez voir sur l’écran le coût du trajet et le solde de sa carte. Il y a peu de chance d’oublier de valider en fin de parcours, car des messages oraux le rappelle systématiquement dans tous les transports.
- En ferry pour traverser des bras de mer ou des rivières : ils sont gratuits si vous les empruntez à pied ou avec votre vélo, payant si vous y montez avec votre voiture.
- A vélo : les pistes sont larges comme nos routes de campagne, très bien entretenues. Elles quadrillent tout le pays. Ce serait vraiment dommage de ne pas tenter l’expérience. Il y a des loueurs de vélo partout, avec des flottes impressionnantes de vélos, qu’ils soient musculaires ou électriques. Il y a également des parkings à vélo un peu partout dans les villes… grands comme nos parkings à voitures : souterrains ou en surface, abrités. Ils sont vraiment impressionnants !
- En voiture : les routes sont dans un état excellent et la circulation fluide, y compris dans Amsterdam. Le carburant y est plus cher qu’en France (2,30€ et plus le litre en août 2026).
En dehors de la Frise, le train est véritablement le moyen de transport à privilégier : les cadences de train sont très élevées, plus de souci pour chercher à se garer. C’est simple et efficace. Toutefois, en Frise, le train ne permet pas d’aller partout. Il faut alors basculer sur le vélo ou la voiture.

Se loger
Sachant que le coût de la vie aux Pays-Bas est plus élevé qu’en France (entre 15 et 30 % de plus), il est important de s’y prendre le plus tôt possible pour réserver un hôtel et d’essayer de s’éloigner des grands villes touristiques quitte à utiliser les vélos pour se déplacer. Le coût de l’hébergement représente une part non négligeable du budget (un peu moins de 50%).
Celui que j’ai le plus aimé est le Notiz Hotel de Leeuwarden, situé dans un campus universitaire, en face d’un parc et à moins de 20 minutes à pied du centre ville.
A Leiden, je suis allée au Fletcher Wellness-Hotel qui jouxte la gare SNCF. Les chambres au 10ème et 11ème étages bénéficient d’une belle vue.
Se restaurer
On trouve une grande variété de restaurants aux Pays-Bas. Là aussi, les tarifs sont plus élevés qu’en France. Je vous partage ci-dessous deux endroits que j’ai bien aimés :
- le Markthal à Rotterdam, grande halle où se trouvent de nombreux stands de nourriture : traditionnelle avec des harengs ou des bitterballen (boulettes de viande frites) par exemple, mais aussi internationale (vietnamienne, italienne…). Des « terrasses » ont été installées au-dessus des stands. Elles permettent d’avoir une vue d’ensemble sur la halle et c’est très agréable.
- à Dokkum, en périphérie de ville, j’ai découvert une auberge en bord de canal qui propose des tapas : Het Paviljoen, une halte bienvenue après une journée à vélo sur l’île de Schiermonnikog.

Échanger
Pas besoin de savoir parler néerlandais, tout le monde, quelque soit son âge, parle anglais couramment. Ils sont d’ailleurs très surpris quand on s’adresse à eux en néerlandais !
Et la météo, ça donne quoi ?
- Dans le sud du pays, les températures en été peuvent grimper jusqu’à 30 – 33 °, très exceptionnellement plus. Sur la durée de mon séjour, je n’ai eu qu’une seule journée à 40°, une situation très exceptionnelle ici.
- Le nord du pays est plus frais avec des températures qui tournent entre 20 et 25° (trop bien pour les balades 🙂 ).
- En août, je n’ai eu qu’un jour de pluie (avec un véritable déluge pendant quelques heures le matin, puis plus rien le reste de la journée).
- Contrairement à ce que je craignais, l’eau n’est pas froide : tout au nord en Frise, la mer des Wadden était à 20°.
- Le vent : à ne pas négliger, il souffle quasiment tous les jours, et le pays a beau être plat, faire du vélo avec du vent de face, au bout d’un moment, c’est usant ! Les vélos électriques peuvent être une bonne alternative ; il y en a d’ailleurs beaucoup aux Pays-Bas dès qu’on sort des villes.
- A mettre dans sa valise en été : un petit pull, un coupe-vent, un chapeau ou une casquette (autant pour se protéger du vent que du soleil).
Les applications à installer sur son téléphone
- eurostar
- NS (Nederlandse Spoorwegen – équivalent de la SNCF)
- Iamsterdam City si vous prenez la city card d’Amsterdam.
Pourquoi aller aux Pays-Bas ?
- Pour les canaux qui quadrillent le paysage et sont la marque de fabrique du pays. Dans les villes, en été, leurs abords sont très fleuris et très animés ; dans les campagnes, ils sont peuplés d’oiseaux.
- Pour les villes et leur architecture : si vous aimez les villes, les Pays-Bas sont l’endroit idéal pour un « citytrip ». L’architecture y est très variée, depuis les étroites maisons traditionnelles qui bordent les canaux, le plus souvent en briques, aux bâtiments ultra-modernes, avec des façades en verre ou très colorés et faisant preuve d’une créativité (presque) sans limite.
- Pour les pistes cyclables, : larges comme nos routes de campagne, très bien entretenues, elles quadrillent tout le pays, villes et campagne incluse.
- Pour les moulins, autre symbole fort des Pays-Bas : les moulins sont présents partout, dans les villes, dans les polders. Ils sont utilisés à des fins très variées : production de farine, gestion de l’eau dans les polders, production de pigments, scierie…
- Pour les ponts-levants : il y en a toujours plusieurs dans chaque ville pour enjamber les canaux, le plus souvent en bois et peints en blanc.
- Pour les oiseaux : peu farouches et vraiment très nombreux. Il n’est pas rare de voir dans les champs des troupeaux d’oies sauvages, des familles de cygnes. Un peu partout, y compris en ville, on peut observer et approcher de très près des hérons. La chasse est très réglementée et sert surtout à réguler les espèces.
- Pour les gens, enfin, très accueillants et d’une extrême gentillesse, toujours prêts à aider ou à renseigner.
Lectures avant ou pendant le voyage
- Le journal d’Anne Franck : à lire avant d’aller visiter l’annexe, la cachette où elle vécut plus de deux ans ;
- La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier, une histoire romancée et fictive mais très agréable à lire








