La ville rose offre de nombreux espaces de verdure, et c’est très appréciable en été quand le soleil darde ses rayons. Des massifs millimétrés aux petits chemins sous les arbres, il y en a pour tous les goûts. Liste non exhaustive et qui sera complétée au fil du temps…
Jardins publics
Le Jardin des Plantes
C’est probablement le plus beau jardin fleuri de la ville et aussi le plus connu. Il présente de multiples facettes :
– jardin ornemental avec son bassin central, ses massifs fleuris et ses grands arbres à l’ombre desquels il fait bon se poser ;
– jardin de basse-cour avec un coin réservé aux poules, aux canards et aux oies ;
– jardin d’aventure avec son belvédère et sa cascade où se retrouvent les amoureux ;
– jardin ludique avec une immense aire de jeux pleine d’agrès de toutes sortes, un petit manège, des balançoires, sans oublier le fameux théâtre de Guignol, de quoi occuper les enfants toute une après-midi.
C’est l’un des plus vieux jardins de Toulouse. Créé en 1794, il abritait des plantes médicinales qui servaient aux étudiants en médecine d’où son nom de « jardin des Plantes ». Il devint jardin public en 1887 après l’exposition internationale et fut relié par une passerelle métallique au jardin du Grand Rond. Il a alors commencé à accueillir des animaux : des vaches, des ânes, puis des animaux plus exotiques comme des autruches, des lamas… Face aux polémiques portant sur la privation de liberté de tous ces animaux, ce zoo fut fermé en 1976.
Depuis le jardin des Plantes, il est possible d’accéder à deux autres jardins par des passerelles piétonnes : le jardin du Grand-Rond et le Jardin Royal, le plus ancien de la ville. Dans ce dernier, on trouve notamment des sculptures rendant hommage aux pionniers de l’Aéropostale (dont Antoine de Saint-Exupéry).
Le coin pratique :
– Y aller : Jardin des Plantes, 31 allées Jules Guesde – bus ligne L9 station Jardin des Plantes, Métro ligne B ou Tramway Ligne T1 station Palais de Justice ;
– À voir à proximité : outre le jardin du Grand-Rond et le jardin Royal, le Museum, le Quai des Savoirs
Le Jardin japonais
Abrité derrière un mur en pierre chapeauté de tuiles, le jardin japonais cache ses trésors au milieu du jardin public de Compans Cafarelli. Vous y trouverez les éléments de décoration traditionnelle des anciens jardins japonais : un pavillon du thé, des lanternes en pierre, un petit ruisseau enjambé par un pont en bois rouge, un petit lac où nagent quelques carpes koï, des collines couvertes de cerisiers et de rhododendrons… Il y a également un jardin minéral ratissé en courbes.
Des manifestations y sont régulièrement organisées : démonstration de karaté dans le pavillon du thé, Japan Touch (rebaptisé Tokyo Market en 2024) qui s’inspire des Matsuri…
Le coin pratique :
– Y aller ; Jardin Japonais, boulevard Lascrosses : Métro ligne B station Compans Caffarelli – Bus lignes 1 ou 14 station Compans Caffarelli
– À voir à proximité : le jardin de Compans Caffarelli, le canal du Midi
Le Jardin Raymond VI
Ici se trouve un beau témoignage de l’histoire de Toulouse : le jardin est entièrement bordé par des remparts en brique construits au Moyen Âge pour protéger la ville des menaces anglaises et renforcés au 16ᵉ siècle ; un long mur ponctué de tours rondes, assez massives. La tour Taillefer, en bord de Garonne, est la plus imposante, dominant la Garonne du haut de ses 35 mètres. L’ensemble a fait l’objet d’une très belle restauration.
C’est un jardin très agréable avec de grandes pelouses, des treilles abritant des bancs, un espace de jeu.
C’est aussi un jardin ouvert sur le fleuve. Il suffit de grimper quelques marches pour que la vue embrasse la chaussée du Bazacle et la rive droite.



Vue de la passerelle de la Viguerie
Le coin pratique :
– Y aller : Jardin Raymond VI, 76 allées Charles de Fitte – Métro Ligne A station Saint-Cyprien République – Bus Ligne 1 station Les Abattoirs
– À voir à proximité : le musée d’art contemporain des Abattoirs, le Dôme de La Grave, la passerelle de La Viguerie
Zones vertes
La Prairie des Filtres
Zone verte emblématique de la ville rose, la « prairie » se transforme régulièrement en zone festive très prisée. Ici, les toulousains se rassemblent pour des fêtes, pour des festivals comme celui du Rio Loco ou encore pour regarder des épreuves sportives sur écran géant ; en été, la pelouse devient la plage des toulousains.
A cet endroit se trouve le système de pompage et de filtre de l’eau de la Garonne qui sert à alimenter les fontaines toulousaines, d’où son nom de « prairie des filtres ».
C’est un lieu qui a connu des destinées bien différentes : pâturage pour les moutons, puis terrain d’entraînement des joueurs de rugby du Stade Toulousain, terrain d’atterrissage pour les avions au début du 20ème siècle.
Le coin pratique :
– Y aller : Prairie des Filtres, Cours Dillon – Métro ligne A ou bus Ligne 45 station Saint-Cyprien République
– A voir à proximité : La galerie du Château d’eau, l’Hôtel Dieu
Pech David
De Pech David, l’œil embrasse toute la ville rose, et même bien plus, des Pyrénées aux plaines gersoises. C’est le rendez-vous des Toulousains au soleil couchant : rien de tel qu’un pique-nique depuis les hauteurs de ses coteaux. Le must est d’y accéder par le téléphérique moyennant un peu de marche. Ça grimpe un peu, mais le survol en téléphérique et le point de vue du haut du coteau méritent largement ce petit effort.
Et avant d’y pique-niquer, pourquoi ne pas faire une jolie boucle de 3 km à flanc de coteau aux portes de la Réserve Naturelle Régionale Confluence Garonne-Ariège ; une balade qui offre des points de vue grandioses et qui passe par l’oppidum gaulois du Cluzet (dont il ne reste plus rien de visible mais juste pour se dire que les Gaulois avaient bien choisi leur emplacement).


Vue sur le Pic du Midi 
Le coin pratique :
– Y aller : Chemin des Côtes de Pech David, Bus Ligne 115 station Pech David – Téléphérique Téléo, station Hôpital Rangueil Louis Lareng
– Fiche de la randonnée à télécharger sur le site de Toulouse Métropole
– À voir à proximité : faire un aller-retour en téléphérique jusqu’à l’Oncopole (terminus du téléphérique) pour avoir une belle vue sur Toulouse et les Pyrénées et survoler la Garonne.
Les Argoulets
Voilà une grande zone sportive. Et il y en a pour tous les goûts, tous les âges. Ici, les petits apprennent à faire du vélo, les plus grands font leur footing. D’autres viennent faire des figures sur le skatepark ou encore faire une partie de pelote basque. Il y a également des terrains de jeux (tennis, foot, base-ball…) et des équipements sportifs (piscine, dojo) et même une école du cirque, le Lido.
Si vous n’avez pas envie de faire du sport, vous pouvez aussi vous reposer : des bancs et des tables ont été installés dans plusieurs coins de cette zone verte ; des nombreux arbres y ont également été plantés dans le cadre du plan «100 000 arbres » de la métropole.


« Change ? » – Korail 

Le coin pratique :
– Y aller : Zone verte des Argoulets, 52 rue Dinetard – Métro ligne A station Argoulets – Bus Ligne 19 station Dinetard
Le Parc de la Poudrerie du Ramier à Toulouse
L’extrémité de l’île du Ramier est un lieu hors du temps, un lieu qui fait oublier le bruit et la chaleur de la ville. En plein cœur de Toulouse, un petit chemin serpente dans le sous-bois que la Garonne effleure. On peut d’ailleurs descendre tout au bord du fleuve. Ici, les équipes d’avirons s’entraînent régulièrement.
Mais ce n’est pas un bois comme les autres ; c’est un bois qui porte encore les traces de son passé industriel récent. Quelques bâtiments en brique bordent le chemin, autrefois des séchoirs à poudre. Car nous sommes sur le site de l’ancienne poudrerie. Il suffit de franchir un petit canal pour se retrouver au cœur du site. Si aujourd’hui nous traversons un joli parc avec des jeux pour enfants, des jardins partagés, des allées arborées, autrefois, c’est une toute autre activité qui se tenait ici. Des photographies en noir et blanc montrent les ouvriers en action, des photos qui rendent un hommage appuyé aux femmes pendant la guerre. Il reste quelques bâtiments de ce passé industriel : le portail au bout du parc donne le ton. Il porte encore le nom de « Poudrerie Nationale » et ses piliers coiffés de boulets de canon. Tout à côté du portail se trouvent le poste de garde et les logements du directeur et de l’ingénieur. Mais ce qui attire l’œil surtout, c’est cette tour de l’horloge encadrée de palmiers ; elle rythmait la vie de l’usine. Une bien agréable promenade!
Le coin pratique :
– Y aller : arrêt bus « Pont Croix de Pierre », descendre ensuite au bord de la Garonne et suivre le chemin qui longe les bâtiments des clubs d’Aviron.
– Informations sur le Grand Parc de Garonne sur le site de Toulouse Métropole
Jardins secrets
Bassin des Filtres
Voici un écrin de verdure qui abrite un dispositif unique lié à l’alimentation du canal latéral à la Garonne. Car les eaux de la Garonne sont boueuses et pour ne pas ensabler le canal, il a été indispensable d’installer un énorme filtre. Construit en 1842, il est toujours bien visible. C’est cette structure en béton toute en longueur qui sépare deux bassins. A l’arrière de l’ouvrage se trouve la maison du barragiste avec son magnifique cèdre centenaire. Le filtre n’est plus en fonctionnement aujourd’hui, mais il est bordé par un espace de verdure planté d’arbres qui s’étire entre le canal de Brienne et la coulée verte des Amidonniers, à proximité. Un jardin partagé a été aménagé à l’une de ses extrémités.
Le coin pratique :
– Y aller : Bassin des Filtres, 110 bis rue des Amidonniers – Bus Ligne L1 station Ponts Jumeaux
– À voir à proximité : Quai de la Garonne, Canal de Brienne, Port de l’Embouchure, Coulée verte des Amidonniers
Coulée verte des Amidonniers
1,5 km sous les arbres en contrebas de la digue de la Garonne, du Bazacle aux Ponts Jumeaux, voilà ce que réserve cette coulée verte. Isolée des bruits de la ville, entièrement ombragée, elle constitue un parcours très agréable à deux pas du cœur de ville. Elle a été aménagée à l’emplacement du Canalet, petit canal de fuite des anciens moulins du Bazacle.
De temps en temps, des escaliers permettent d’escalader la digue et d’aller profiter de la vue sur la Garonne.
A voir en chemin, place des Amidonnières, une bien jolie fresque , témoignage du passé industriel de ce quartier. Elle a été réalisée par Korail, un artiste toulousain. Il y avait autrefois ici des ateliers de production d’amidon, des filatures et des scieries.



accès sur la digue de la Garonne 
Le coin pratique :
– Y aller : après le 19 allées de Brienne (proche du Bazacle) – Bus Ligne 14 station Amidonniers
– À voir à proximité : Bassin des Filtres, Espaces EDF Bazacle, berges de la Garonne
Jardin d’Embarthe
C’est un tout petit jardin caché au milieu des immeubles. Côté rue d’Embarthe, son entrée fait penser à l’accès à une cour intérieure. Pourtant une fois franchi la porte cochère, ce jardin abrite quelques grands arbres, des jeux pour enfants et une table pour pique-niquer. Mais pas que : une immense fresque, réalisée par Soone, décore le mur de l’un des immeubles qui jouxte le jardin ; et il y a aussi une petite allée bordée de palmiers qui lui donne des airs de vacances d’été. Un petit ilot de fraîcheur bien appréciable en été.
Le coin pratique :
– Y aller : Jardin d’Embarthe, 15 rue d’Embarthe – Métro Ligne B station Compans Caffarelli – Bus Ligne 1 station Arnaud Bernard
– À voir à proximité : Basilique Saint-Sernin, Musée Saint-Raymond, Jardin Compans-Caffarelli
Mes préférés
Le Jardin Japonais est sans conteste mon préféré. J’en ai passé des heures ici, en toute saison, à photographier, à regarder, à me poser tout simplement. C’était ma zone de décompression pour ma pause déjeuner alors que je travaillais tout à côté.
Viennent ensuite les coteaux de Pech David avec la vue à couper le souffle sur les Pyrénées. C’est aussi l’occasion de faire un tour en téléphérique et de survoler la Garonne. Je crois bien que je ne m’en lasserai jamais 🙂 .


















