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Ariège

De Montbel à Mirepoix par la voie verte

Voici une sortie vélo facile, à adapter à sa forme et à ses envies, et qui vous fera découvrir de beaux paysages et de jolies petites bastides.

De la voie ferrée à la voie verte

La voie verte va de Bram, en bordure du canal du Midi, jusqu’au château de Montségur. Elle emprunte sur 80 km l’ancien tracé de la voie ferrée créée en 1903 et qui desservait notamment le secteur des industries textiles installées à Lavelanet en Ariège.
C’est aujourd’hui une magnifique piste entièrement dédiée aux vélos et isolée de la circulation. Elle emprunte des ponts métalliques, passe dans des tunnels. Il y a très peu de dénivelé sauf entre Lavelanet et Montségur. A Moulin Neuf, elle prend le nom de « voie verte des Pyrénées Cathares » (au niveau du chemin des Filatiers).
Pour ma part, je l’ai empruntée entre Belvèze du Razès et le lac de Montbel, soit environ 50 km.

De Belvèze-du-Razès à Mirepoix

J’ai démarré ma balade à Bevèze-du-Razès à 15 km au sud de Bram. Pour se rendre à Mirepoix depuis la voie verte, il faut quitter le tracé qui continue vers Montségur entre Les Bessèdes et Moulin Neuf et emprunter le chemin des Filatiers (un nom qui fait référence aux marchands de fil). La piste file doucement sous les arbres, emprunte un tunnel puis un pont métallique.

1h15 plus tard, me voilà à Mirepoix, une jolie bastide, labellisée Pays d’Art et d’Histoire. Son centre historique est très bien conservé avec une magnifique place centrale toute en longueur, la place des couverts, entourée de maisons à colombages sur galeries de bois. Ces maisons datent du 15ᵉ siècle. Les commerces affichent des enseignes en bois ou en fer forgé. Il faut à tous prix aller voir de près la maison des consuls : sa galerie en bois est ponctuée de têtes de bonhommes et de singes appelés des modillons dont on ne sait s’ils sourient aux passants ou s’ils se moquent d’eux.
À une extrémité de cette place se trouve la cathédrale, très étonnante par la largeur de sa voûte ; il paraît que c’est la plus large d’Europe. L’intérieur est richement décoré. Poussez la porte pour découvrir son orgue ou encore les peintures représentant le chemin de croix !
À une autre extrémité de la place, on peut voir les restes des fortifications avec la porte d’aval.

Si vous venez à Mirepoix au mois d’octobre, vous pourrez assister à la fête de la pomme. La cité se pare alors de pommes vertes, jaunes et rouges qui resplendissent au soleil. On trouve sur les étals tout ce que l’on peut faire avec des pommes, depuis les croustades et autres tartes aux pommes aux jus de fruits en passant par les pommes d’amour.
Des structures métalliques sont décorées de pommes : ici une fusée, plus loin un moulin ou encore des castagnettes, un avion… ; des pommes attachées en croisillons une à une, quelle patience ! Les piliers de la halle sont ornés de branches de pommiers et de quelques pommes bien évidemment.
Rien de tel pour reprendre des forces qu’une délicieuse part de croustade, et hop, je remonte sur le vélo.

Les majestueuses ruines de Lagarde

Je reprends la direction de Lavelanet par la voie verte. Tout à coup, sur une hauteur, j’aperçois une ruine imposante. C’est celle du château de Lagarde. Il serait vraiment dommage de ne pas s’écarter du chemin pour aller le découvrir. L’histoire de ce lieu est passionnante. Imaginez : au départ, il n’y avait qu’une simple tour de garde. Puis les seigneurs de Lévis en ont fait un château défensif, et plus tard encore, un palais d’agrément. Il fut même surnommé le Versailles des Pyrénées. Depuis les années 90, des associations lui redonnent vie et organisent des spectacles.

Camon, le village des roses

Retour sur la voie verte. Quelques kilomètres plus loin, le chemin emprunte un pont qui passe au-dessus de l’Hers. Ici, il faut quitter la voie verte pour aller visiter le village de Camon. C’est un endroit connu pour ses rosiers… il y en bien plus que d’habitants. Tous les ans le troisième dimanche de mai a lieu la fête des roses. Le village est alors en ébullition. Les ruelles grouillent de monde. Les rosiers grimpants déploient leurs fleurs avec de belles touches colorées roses, jaunes, oranges, rouges. Un marché de produits locaux se tient aux pieds des fortifications.
Les fortifications, la maison aux symboles, le métier à ferrer les bœufs sont les incontournables du village, à retrouver dans mon article.
Avant de repartir, on peut faire une pause au bord de l’Hers sur la plage de galets, voire s’y baigner ou s’y tremper les pieds.

La bastide de Chalabre

Juste avant d’arriver à Chalabre, la voie passe dans un tunnel, celui de Falgas, 350 mètres de long ! En été, il y fait bien frais, c’est très agréable… Puis, le chemin passe devant une ancienne gare, celle de Chalabre. Encore un arrêt à ne pas manquer pour découvrir une jolie bastide. Elle forme un carré délimité par une série de platanes, tous bicentenaires et tous baptisés. Il y a ainsi Sully, Colbert…
Plusieurs sculptures ornent les rues et les places, comme la grand-mère et l’enfant, œuvre d’un artiste de Chalabre, Paul Manaut ou encore cette étonnante représentation de Don Quichotte et de Sancho Panza réalisée par Yannec Tomada, sculpteur fondeur.
Le cœur de la bastide est quadrillé de ruelles très étroites. j’y découvre une halle aux grains avec une fontaine intégrée à l’un des piliers, et aussi une église dont l’horloge semble sortir du clocher.

Le Lac de Montbel

Dernière étape, le lac de Montbel : il s’agit d’un lac artificiel destiné principalement à l’irrigation. Il accueille également une zone de loisirs où il est possible de se baigner. Un sentier en fait le tour (16km). Sinon, on peut aussi se poser et déguster une bonne crêpe !
Et si le coeur vous en dit, vous pouvez encore poursuivre cette voie verte jusqu’à Lavelanet, voire jusqu’au château de Montségur, haut lieu du catharisme.

Le coin pratique

  • Le trajet décrit correspond à une cinquantaine de kilomètres.
  • Dans sa totalité, la voie verte s’étire sur 80 km, depuis Bram en bordure du canal du Midi jusqu’à Montségur en Ariège.
  • Le trajet est entièrement plat. Seule la dernière partie – de Lavelanet à Montségur – (non décrite ici) comporte un fort dénivelé.
  • La piste est en sable compacté, très confortable.
  • Dans les villages traversés, on peut trouver des stations de gonflage ou des bornes pour recharger les batteries des vélos électriques.
  • Au moment de la Fête des Roses, l’office de Tourisme des Pyrénées Cathares organise une sortie vélo depuis plusieurs villages autour de Camon qui emprunte des voies sécurisées. Des goûters sont même proposés. Pour y avoir participé, je peux vous dire que l’ambiance y est très sympathique.

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