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Haute-Garonne

RV aux Jardins dans les Hauts Tolosans

Chaque année, à l’occasion des Rendez-vous aux jardins, des parcs, des jardins, des lieux privés ouvrent leurs portes pour nous faire découvrir leurs différents visages. C’est dans les Hauts Tolosans que je me suis rendue à cette occasion, dans les jolies cités de Launac et Grenade.

Le territoire des Hauts Tolosans est situé en Haute-Garonne, au nord-est de Toulouse, dont il profite de la dynamique tout en conservant son caractère rural. On y trouve plusieurs châteaux, dont celui de Laréole, de grands parcs, comme celui de Merville et son fameux labyrinthe, et de très jolis villages.

Les arbres remarquables de Launac

Launac est un petit village construit autour d’un vieux château. Pour ces Rendez-vous aux Jardins, c’est dans le parc du château que je me rends, un parc ouvert au public. Ici nous attendent Janine Cransac, (Autrice du livre « Les arbres exceptionnels de la Haute-Garonne » et créatrice de l’association « Arbres et Paysages d’Autan ») et Chantal Selier (Guide-Conférencière de l’Office de Tourisme des Hauts Tolosans).

Ce parc, créé au 18ᵉ siècle autour d’un hôtel particulier, abrite des arbres remarquables. Il y a tout d’abord un vieux cèdre, de plus de 300 ans. Son tronc est assez impressionnant avec 6 mètres de circonférence.
C’est aux pieds de ce magnifique arbre que Janine Cransac va nous partager son amour des arbres. Et je dois avouer qu’il est contagieux. D’une voix douce et claire, elle insiste sur la nécessité de respecter l’arbre et de le protéger. Ainsi, l’arbre n’apprécie pas particulièrement que l’on écrive sur ses écorces . Vous le rendrez heureux si vous l’observez avec un peu de recul sans piétiner la terre tout autour de son tronc. Car à cet endroit se trouvent de fines racines, invisibles, qui constituent sa réserve d’eau. Et Janine Cransac de conclure, « un arbre, il faut le laisser vivre comme il en a envie ».
Mais revenons-en au cèdre, cet arbre gigantesque et imposant. Il est capable de supporter de longues et grosses branches qui s’étirent horizontalement. Le cèdre est un emblème de grandeur, de noblesse, de force et de pérennité. Son véritable nom brouille un peu les pistes. Baptisé cèdre de l’Atlas, il est en fait originaire du Liban où il pousse en altitude. Il figure d’ailleurs sur le drapeau du Liban. Saviez-vous que les cèdres fleurissent à l’automne ? Vous les avez forcément vues sans savoir que c’était des fleurs. Elles sont en forme de cône, vertes (les fleurs femelles) ou marrons (les fleurs mâles).

Autre arbre remarquable que l’on peut observer dans ce parc, c’est le cyprès chauve originaire de Louisiane. C’est un cyprès un peu particulier puisqu’il perd ses feuilles l’hiver. Ses racines doivent rester à l’air, car elles ont besoin d’oxygène.

Critère pour classer un arbre « remarquable » : il doit avoir un certain âge, appartenir à une espèce en voie d’extinction, avoir une histoire, une belle taille ; il doit enfin susciter de l’émotion.

Nous terminons la balade devant l’orangerie tout juste restaurée. Elle date du 19ᵉ siècle. C’est un très joli bâtiment tout de brique. Il est l’œuvre de Virebent, un architecte briquetier toulousain, qui a trouvé le moyen de produire des décors en terre cuite à la chaîne (machines outils à voir dans sa maison à Toulouse), une méthode appelée la plentothomie. La façade intègre des modénatures, c’est-à-dire des décors et des moulures en relief. On pense que c’est l’une des premières réalisations de Virebent. Cette orangerie était autrefois une dépendance d’un hôtel particulier. Elle appartient désormais à la commune qui en a fait un lieu culturel.

À voir aussi à Launac

Une halle se trouve au cœur du village. Construite en 1850, elle est faite, elle aussi, en briques et galets. Elle possède de nombreuses arcades et une belle charpente. Un marché s’y tient le dimanche matin.
Il y a aussi un château construit au Moyen Âge. C’est une propriété privée qui accueille des célébrations. Le côté opposé au village est bordé par une étendue d’eau. Le soir, au soleil couchant, l’église et le château s’y reflètent.

Le couvent des Ursulines de Grenade

Une longue façade en briques borde la rue. Pour ce Rendez-Vous aux jardins », la lourde porte en bois est entrouverte, invitant à la découverte. Derrière se trouve un jardin très fleuri. En ce mois de juin, les hortensias et le jasmin sont en pleine floraison. Il y a aussi un magnolia à grosses fleurs blanches : elles sont vraiment énormes. Elles peuvent atteindre 25 centimètres de diamètre !
Ce couvent a été fondé en 1626 par les sœurs Ursulines. Il abritait alors une école. Plus de 60 religieuses et une vingtaine d’élèves y résidaient.

À voir aussi à Grenade

J’ai découvert à Grenade une magnifique halle, qui à elle seule, vaut le détour. C’est l’une des plus grandes de France avec 1800m2, et c’est aussi l’une des plus anciennes. Elle date du 13ᵉ siècle. Il faut impérativement aller voir sa charpente qui abrite entre ses poutres des salles, qui, autrefois, servaient de locaux à l’hôtel de ville. Au total, la charpente comporte trois étages et est surmontée d’un petit beffroi abritant une cloche.
Construite au cœur de la ville, c’est un lieu d’animation et d’exposition. Lorsque j’y suis allée, elle avait été relookée dans le cadre de l’Art semb’halle. Tous les piliers étaient emballés dans un plastique bleu vif ponctué de formes de couleurs. Personnellement, je n’ai pas du tout aimé. J’aimerais bien revenir voir cette halle une fois dépouillée de tout cet attirail.

Le coin pratique

Cet article s’inscrit dans le cadre du rendez-vous En France Aussi, initié par Sylvie du blog Le coin de voyageurs et piloté par Eimelle du blog Tours et Culture ce mois-ci sur le thème « Silence, ça pousse ».

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