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Occitanie

Villes roses d’Occitanie

Plusieurs grandes villes de l’ouest de l’Occitanie arborent le surnom de ville rose, voire de ville rouge : Toulouse, la ville rose, Montauban, la plus rose des villes roses et Albi la rouge.

Cet article participe au rendez-vous #EnFranceAussi, créé par Sylvie, auteure du blog Le Coin des Voyageurs. Et pour ce mois de juillet, j’ai l’honneur d’être la boss sur le thème «Ma région en couleurs».

Toulouse, la ville rose

Quand on parle de ville rose, c’est souvent la première réponse qui vient : Toulouse. Nougaro la décrivait ainsi dans l’une de ses compositions :  « une fleur de corail que le soleil arrose ».
Toulouse possède une magnifique façade en brique bordant la Garonne. Au soleil couchant, les Toulousains aiment à se promener sur ses berges pour voir se refléter les bâtiments qui virent alors du rose à l’orangé, notamment le soir.

C’est toute la ville qui est construite en brique, et ce, depuis l’Antiquité, car la région est riche en terre argileuse et pauvre en carrières de pierre. Promenez-vous dans ses rues, découvrez ses bâtiments emblématiques et vous ne verrez pratiquement que des bâtiments en brique. Pourtant, il fut une époque (au 18ᵉ siècle) où il fallait à tous prix caché ce matériau par du badigeon blanc imitant la pierre, considérée comme plus noble. Ce n’est que depuis le début du 20ᵉ siècle que ce surnom lui a été attribué par le syndicat d’initiative. Aujourd’hui, la tendance est de remettre à nu les briques ou d’utiliser les briquettes pour encadrer subtilement une porte ou une fenêtre. Et c’est ce qui lui vaut aujourd’hui son surnom de « ville rose » attribué à l’origine par le syndicat d’initiative.

En visite à Toulouse, il faut impérativement aller voir le Capitole. Emblème de la ville, sa longue façade toute en brique rose (mais ce ne fut pas toujours le cas) abrite les instances élues.
Ne manquez pas non plus les nombreuses églises que compte la ville, comme la Basilique Saint Sernin et son magnifique clocher octogonal ou l’église des jacobins qui abrite un somptueux palmier (architectural). Poussez la porte de ses deux églises et vous y découvrirez de véritables trésors.
Perdez-vous enfin dans les rues de Toulouse. Vous pourrez y admirer de nombreux hôtels particuliers, eux aussi en brique, le plus souvent surmontés d’une tour capitulaire, symbole des capitouls et des riches marchands pasteliers.

Montauban, la plus rose

Elle porte fièrement son surnom de « plus rose des villes roses », malgré son nom… qui signifie « mont blanc » ou « mont des saules » (dont les feuilles sont plus ou moins blanches). Montauban joue en fait avec les deux couleurs. Si la ville est (presque) intégralement construite en brique, la cathédrale, quant à elle, est en pierres blanches.

Si vous arrivez en train à Montauban, vous emprunterez le pont vieux et son trottoir pavés de galets noirs et blancs. Vous découvrirez ainsi la plus rose des villes roses dont les bâtiments se reflètent ici aussi joliment dans le Tarn.
Il y a notamment juste à la sortie du pont le Musée Ingres Bourdelle installé dans l’ancien palais épiscopal. Les œuvres de Jean Auguste Dominique d’Ingres y sont exposées ainsi que les sculptures d’Antoine Bourdelle. Ce sera aussi l’occasion de découvrir l’intérieur de cet ancien palais avec de beaux plafonds peints, des voûtes…

En vous baladant dans la ville, vous pourrez découvrir le collège des jésuites, un lieu qui connut plusieurs destinées : hôtel particulier au départ, puis collège des jésuites, puis fonderie à canon, lycée pour garçons… Il abrite aujourd’hui le conservatoire de danse, la direction du Développement Culturel de la Ville, l’office de tourisme et le centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine de Montauban.
Mais le joyau de Montauban, c’est sa place Nationale, une place qui date du 12ᵉ siècle et fut un temps appelée place Royale. Le lieu fut dévasté par deux grands incendies au 17ᵉ siècle. Les maisons étaient alors construites en bois ce qui permis au feu de se propager sans difficulté. Elles furent alors reconstruites en brique, telles qu’on peut les découvrir aujourd’hui. Les arcades qui bordent la place sont toujours très animées. C’est un endroit très agréable pour se poser. D’autant plus que désormais, un miroir d’eau a été installé au centre, sublimant ainsi le lieu.

Albi la rouge

Pourquoi parler d’Albi la rouge dans un article sur les villes roses ? Car à Albi aussi, les bâtiments sont construits en briques. Finalement, ce matériau fait appel à une palette de couleurs qui va du rose au rouge en passant par l’orangé. Il s’agit bien du même matériau, vu à différents moments de la journée, sous le soleil ou pas…

La ville doit notamment son surnom à sa cathédrale, la plus grande cathédrale en briques au monde. C’est un incontournable à visiter : elle possède une silhouette massive, la faisant davantage ressembler à un château imprenable qu’à un édifice religieux. Poussez la porte pour découvrir ses sublimes décors muraux et son chœur d’une incroyable richesse.

Enfoncez-vous dans ses ruelles, bordées d’immeubles en brique et de maisons à colombages. Ici aussi, les marchands pasteliers ont fait construire de magnifiques hôtels particuliers, comme celui de Reynes qui se distingue par ses colombages très travaillés et de petits chapiteaux qui viennent coiffer les fenêtres.
Allez également visiter le musée Toulouse Lautrec installé dans le Palais de la Berbie, accolé à la cathédrale. Au-delà des collections de dessin, vous découvrirez l’ancien palais des évêques construit au XIIIᵉ siècle. C’est l’un des mieux conservé en France.
Ne partez pas enfin sans faire un tour sur le pont vieux. Il date de 1040 et était même fortifié autrefois ! Depuis l’autre rive, vous aurez une vue magnifique sur Albi et ses reflets rouges dans le Tarn.

Alors rose, orangé ou rouge, vous l’aurez compris, la teinte exacte dépend du moment de la journée, du temps qu’il fait. Mais toutes ont un point commun : elles donnent un joli cachet à ces villes et villages de l’ouest d’Occitanie, nombreux à posséder des édifices en brique. Et si cet été, vous veniez découvrir toutes ces pépites ?

Les couleurs de nos régions

  • Du vert et du bleu à découvrir chez Eimelle en Touraine
  • Entre nature et histoire, le territoire samarien se dévoile sous une belle palette de couleurs et sous la très jolie plume de Cédric (From Yukon)
  • Il y a des lieux dont on ne se lasse jamais, comme celui partagé par Delphine (In rando veritas) : Lubéron, la ruée vers l’ocre
  • A la découverte de l’Outrenoir à Rodez : un artiste a su révéler au monde toute la lumière qui pouvait se dégager d’une simple toile noire… la suite sur le blog de Delphine (In rando veritas)

5 comments
  1. Delphine

    Ah la la souvenir ému en revoyant ces images de Toulouse, où j’ai fait mes études ! Évidemment, les bords de Garonne quand la lumière décline sont un enchantement !
    Albi et sa sublime cathédrale colorée…Ne me reste plus que Montauban à découvrir. Par chez moi aussi la brique est reine, mais plutôt dans les tons de rouge foncé. C’est joli aussi.

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