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Tarn-et-Garonne

Immersion dans le Tarn-et-Garonne

Retour sur la Première Journée des Ambassadeurs à l’Abbaye de Belleperche

« Tarn et Garonne, où la vie résonne », telle est la nouvelle marque touristique du département. Pour lancer sa campagne de promotion, l’office du tourisme a donné rendez-vous fin mai aux amoureux de ce territoire à l’abbaye de Belleperche.

Lancement du Club des Ambassadeurs

L’office du tourisme a choisi un bel écrin pour cette première journée des ambassadeurs : l’abbaye cistercienne de Belleperche. Sous les arcades nous attendaient tout un tas d’acteurs du département. Il y avait bien évidemment un stand de l’office du tourisme avec des plaquettes alléchantes. Il y avait également de nombreux producteurs locaux. J’ai pu entre autres découvrir (et goûter) le Grain d’Amour, un vin sucré et rosé, les biscuits de Valérie (mention spéciale pour les craquants Noisettes et Fleur de sel), de la confiture de melon. Il y avait aussi des producteurs de bières, de fromages de chèvre, de miel… de quoi tenir l’après-midi sans faillir. Les artisans étaient également nombreux au rendez-vous, avec, par exemple, une productrice de produits cosmétiques fabriqués à base de lait d’ânesse ou encore une chapelière. Et pour rendre cette journée encore plus festive, plusieurs artistes se sont produits : le groupe Olévia, le DJ Don Quich Oot and Las Otres.

L’abbaye cistercienne de Belleperche

Je n’étais encore jamais entrée dans l’abbaye. J’ai pu profiter d’une visite théâtralisée à la fois sérieuse et décalée. Notre guide avait choisi de pimenter son récit par des histoires « farfelues », allant jusqu’à mettre en scène des visiteurs. Mais une responsable de l’office du tourisme l’accompagnait et veillait à ce qu’il revienne à des propos purement historiques. J’ai beaucoup aimé ce moment.

L’abbaye est implantée en bordure de Garonne, en pleine campagne. Elle est composée d’un bâtiment tout en longueur et assez sobre auquel est accolé un cloître. Elle a connu une histoire mouvementée : construite en 1143, elle fut rebâtie à deux reprises au 13ᵉ puis au 18ᵉ siècle. À l’origine, ce fut une abbaye cistercienne, « fille de Clairvaux », l’une des plus puissantes du sud-ouest. Elle joua un rôle important pour le développement économique du territoire grâce notamment à ses propriétés agricoles et à ses vignobles.

Le département est aujourd’hui propriétaire de l’abbaye. Un musée des Arts de la Table y a été installé. Je recommande vivement la visite. L’exposition « La table est mise » nous plonge dans l’évolution des manières de table au fil des siècles et donne ainsi les clés de certaines expressions.

On y découvre aussi une étonnante salle des graffitis dont le plus ancien remonte à 1756. Il y en a vraiment beaucoup, pas toujours faciles à déchiffrer. Un certain Alceste Orliac en a gravé plusieurs : impossible de manquer son « Vive la liberté » écrit en gros caractères ; il y a aussi sa dédicace à son amoureuse, Clémence, qui date de 1831. L’histoire nous apprend que Clémence se maria en 1834… mais pas avec Alceste.

Les bâtiments sont peu décorés, dans l’esprit d’une abbaye cistercienne, mais on peut trouver dans certaines salles des gypseries. Car au 18ᵉ siècle, l’abbaye fit office d’hôtel. Ainsi, le réfectoire fut orné de nombreuses sculptures en plâtre : on y trouve des représentations de poissons ou de gibiers, tout ce dont les invités devaient se régaler.

De nombreuses manifestations y sont organisées tout au long de l’année, comme les Médiévales, spectacle reconstituant des scènes du Moyen Âge.

Le sentier du Pas de Leille

Le sentier du pas de Leille est un tout nouveau sentier de randonnée, inauguré lors de cette journée. Il est court, certes, 2,5 km mais très agréable et sans grande difficulté. Il relie la bastide de Cordes-Tolosannes à l’abbaye de Belleperche. Le point de départ se situe à la table d’orientation installée à côté de l’église de Cordes-Tolosannes. De là, la vue embrasse la vallée de la Garonne. Le sentier descend ensuite sous le couvert des arbres jusqu’aux bords de la Garonne. Avant d’arriver à l’abbaye, il passe par la Fontaine aux moines. Elle a été construite au 17ᵉ siècle à proximité de l’abbaye, mais sans qu’un lien ne soit véritablement établi. L’abbaye possédait en effet son propre puits. Et la richesse du monument interroge : il comporte plusieurs bassins, des colonnes. On ne sait pas non plus pourquoi cet endroit a été choisi. En tout cas, cette fontaine mystérieuse mérite le détour.

Le coin pratique 

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