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Au cœur des Alpes bavaroises, il y a le Zugspitze, un incontournable, mais pas que. Dans cet article, je vous emmène à la découverte de quelques sites qu’il serait dommage de ne pas explorer.

Le fabuleux Zugsptize
Le Zugspitze est la plus haute montagne d’Allemagne avec 2962 mètres. Il est à cheval sur l’Allemagne et l’Autriche. A son sommet, on trouve un vaste plateau qui abrite des installations scientifiques, des commerces et des plateformes d’observation.
Depuis la chambre de notre hôtel, nous voyons l’Alpspitze se détacher sous le soleil… pour autant, les webcams montrent le Zugspitze dans la brume. Nous avons réservé nos billets quelques jours avant ; demain, nous serons sur la route… donc, nuages ou pas, nous montons tôt et plein d’entrain avec l’espoir que la brume se dégage.
8h15, nous empruntons un premier train. Il longe des prairies d’un vert éclatant et des granges en bois. Quelques gouttes de pluie commencent à faire leur apparition, mais on y croit.
Au Eibsee, nous changeons de train. Celui-ci est à crémaillère. La pente s’accentue assez vite et ça devient difficile de tenir debout. Elle atteint 25 % à son maximum. A un moment, le train ralentit pour laisser aux passagers le temps d’admirer le point de vue sur le lac Eibsee. Le soleil est revenu !
Puis le train entre dans un très long tunnel qui mène au Zugspitzplatz. Nous quittons le train et nous rendons sur le plateau. La vue est relativement dégagée… mais le Zugspitze a la tête dans les nuages. Sur ce plateau, il y a un glacier et quelques plaques de neige. Il y a aussi une petite chapelle décorée de fresques à l’intérieur. Du plateau part un sentier qui mène au sommet ; il est sacrément raide. Les grimpeurs avancent lentement.
Pour nous, la dernière partie de la montée se fera en téléphérique par le Gletscherbahn. Très vite, nous entrons dans les nuages. Nous débarquons dans une brume épaisse. Aucun sommet n’est visible. Et puis, un coup de vent et voilà la croix dorée posée sur le Zugsptize qui apparaît. Bref, on a vu le sommet.
Le Zugspitze est à cheval sur deux pays : l’Allemagne et l’Autriche. Chaque pays a construit ses propres infrastructures. Ainsi, au sommet, on passe la frontière pour aller d’un côté ou de l’autre. Mais la météo est la même des deux côtés ! Finalement, nous redescendons par le téléphérique qui va directement du lac Eibsee au sommet.
Le coin pratique :
Accès au Zugspitze depuis Garmisch-Partenkirchen, deux options, avec possibilité de changer d’option entre l’aller et le retour :
– soit par train de Garmisch-Partenkirchen au Eibsee puis téléphérique direct pour le sommet « Seilbahn-Zugspitze » ;
– soit par un train « classique » jusqu’au Eibsee ; puis changement pour un train à crémaillère jusqu’au Zugspitzplatz et enfin téléphérique « Gletscherbahn » jusqu’au sommet.
Les vêtements chauds sont indispensables même en été.
Le lac Eibsee au pied du Zugsptize
Il s’agit d’un joli lac aux eaux turquoise dont on peut faire le tout à pied très facilement en 1h30. Le chemin se fait sous les arbres et offre de très beaux points de vue sur le lac et sur les montagnes. C’est un endroit très agréable pour pique-niquer. Nous ne nous y sommes pas trop attardés à cause de la pluie ; nous avons préféré retourner sur Garmisch-Partenkirchen et visiter la ville.
Garmisch et Partenkirchen
Garmisch (à l’ouest) et Partenkichen (à l’est) sont deux villages réunis pour accueillir les jeux olympiques d’hiver de 1936. Garmisch est plutôt résidentiel ; Partenkirchen est plus animé. Il y a une très belle rue à aller voir, la Ludwigstrasse, où se trouvent des maisons aux façades peintes en trompe-l’œil figurant la profession ou la profession de leurs propriétaires. La plus ancienne date du Moyen Âge. La Ludwigstrasse se situait sur une voie commerciale, la via Raetia, qui reliait Augsbourg à Venise il y a 2 000 ans.
Témoignages des JO d’hiver, il ne faut pas manquer d’aller voir les impressionnants tremplins de saut à ski. Il y en a 4 au total : 75 mètres de haut pour le plus grand, on se sent tout petit à côté… Depuis ce stade, on peut regagner les gorges de la Partnach situées à 30 min à pied ; je vous en parle plus loin dans cet article.
Mittenwald et la Lüftmallerei
Les Lüftmalerei sont les fresques en trompe-l’œil qui recouvrent les façades des maisons. Elles sont très colorées et racontent une histoire, un moment ou témoignent de la profession des occupants… Afin que ces décors résistent dans le temps, ils sont peints sur le crépi de calcaire frais de sorte que les couleurs peuvent pénétrer profondément dans le mortier encore humide. L’origine proviendrait du nom de la maison d’un peintre de façades d’Oberammergau, Franz Seraph Zwinck (1748 – 1792) « Zum Lüft ».
Goethe a qualifié ce village de « livre d’images vivant ». Il faut dire que toutes les maisons, sans exception, sont entièrement décorées de scènes de vie. Certaines fresques datent de plus de 200 ans. Ce sont les plus belles que j’ai pu voir en Bavière, et toutes dans un excellent état. L’intérieur de l’église est impressionnant, surtout la grande fresque de la coupole représentant les deux saints. Même le clocher de l’église a eu droit à sa fresque. Mittenwald est aussi connu pour ses ateliers de fabrication de violons. Mozart aurait même joué sur un violon fabriqué ici.
Les gorges de la Partnach
Situées à 30 minutes à pied des tremplins de saut à ski, les gorges de la Partnach font partie des incontournables à découvrir à Garmisch-Partenkirchen. Elles sont courtes mais tellement impressionnantes ! La rivière est encaissée entre deux parois rocheuses. L’eau déboule en force dans un bruit d’enfer. De tous côtés, les rochers ruissellent. L’eau a une couleur bleu pastel. Le chemin est tortueux ; il passe parfois dans de petits tunnels. Nous y sommes allés à l’ouverture le matin (l’accès est réglementé et payant). Ainsi, il n’y avait pas beaucoup de monde et nous avons pu profiter du paysage sans presque personne autour de nous.
Pour revenir, nous avons emprunté un chemin dans la montagne qui grimpe pas mal et qui passe par un escalier pont suspendu. C’est la première fois que je vois ça ! Il y a aussi des télécabines pour redescendre et beaucoup de chemins de randonnée qui partent à droite et à gauche. Il y a de quoi s’occuper plusieurs jours par ici.
La vallée de l’Isar
Du lac Tegernsee à Garmisch-Partenkirchen, nous n’avons pas pris la route la plus courte, mais probablement la plus jolie, celle qui suit la vallée de l’Isar (la n°307). Après avoir serpenté dans les montagnes, elle débouche d’un coup sur un paysage plus ouvert traversé par un pont , le Faller Klamm Brücke (pont des gorges de Faller). Il enjambe le lac artificiel de Sylvenstein.
Il est possible de se garer à l’entrée du pont ; il y a un petit parking sur le côté. De là, la vue embrasse tout le site. On peut aussi emprunter le petit chemin qui part du bout du parking pour prendre un peu de hauteur et découvrir ce lac lové au cœur de la nature. De toutes parts, il y a des montagnes recouvertes de forêts ; on se croirait presque dans un fjord ! Les eaux sont turquoises, et même sous la pluie, comme le jour où nous y étions, le paysage est magnifique.
La route suit ensuite la vallée de l’Isar. Juste après Vorderriss, il y a une route à péage (Mautstrasse, 6€ en août 2024) qui permet de suivre le fleuve au plus près. L’eau a façonné un paysage très particulier. Il y a de nombreux parkings pour s’arrêter et pour pouvoir s’approcher de l’Isar au plus près. Il prend ici des allures de torrent. À voir également sur ce parcours, un pont en bois couvert.
Le mot de la fin
Évidemment, nous avons été un peu déçus de nous retrouver dans les nuages au Zugspitze. Mais le trajet était une aventure à lui seul. A côté, il y a un autre sommet très couru aussi, l’Alpspitze : c’est lui que vous avez en photo en tête de cet article, au soleil couchant. Nous n’avons pas eu le temps d’y monter. Il y a en effet beaucoup de belles balades à faire autour de Garmisch avec des randonnées de tous niveaux. Il ne faut pas hésiter à prévoir d’y passer plusieurs jours. Deux jours, comme ce que nous avons fait, est un minimum. Vous pouvez retrouver le détail de ce roadtrip dans mon article « Roadtrip de 16 jours en Bavière » (parcours, durée et quelques adresses qui nous ont bien plus).




































JOSSE
Malgré une météo assez triste et humide, les fresques resplendissent. Ces façades doivent requérir un entretien constant de la part des propriétaires (qui bénéficient peut-être de subventions des collectivités puisqu’il s’agit d’un véritable patrimoine). Une belle destination pour les amoureux de la montagne et des paysages verdoyants.
Renée
Les fresques sont pratiquement toutes en très bon état effectivement. Tu ajoutes la destination à ta liste de voyages ?