Loading...
baladesHaute-GaronneOccitanie

À la rencontre des petites filles modèles

Cet article participe au rendez-vous mensuel #EnFranceAussi organisé par Sylvie du blog « Le coin des voyageurs » et Aurélie du blog Travelingaddress « . Le thème de ce mois-ci est « En voyage à côté de la maison« . Pour l’occasion, je vous partage une balade faite à quelques kilomètres de Toulouse qui devrait vous replonger dans vos souvenirs d’enfance.

Les malheurs de Sophie, les vacances, les petites filles modèles, des histoires écrites par la comtesse de Ségur qui ont peut-être bercé votre enfance. Mais saviez-vous qu’elles ont réellement existé les petites filles modèles ? Et que la comtesse de Ségur était leur grand-mère ? Une grand-mère qui adorait ses petites-filles et qui se retrouvant séparée d’elles géographiquement décida de leur écrire des contes.

« Mes petites-filles modèles ne sont pas une création ; elles existent bien réellement : ce ne sont des portraits ; la preuve en est dans leurs imperfections mêmes. Elles ont des défauts, des ombres légères qui font ressortir le charme du portrait et attestent de l’existence du modèle. Camille et Madeleine sont une réalité dont peut s’assurer toute personne qui connaît l’auteur. »

Je vous invite à aller sur leur trace du côté de Verfeil dans l’est toulousain où a été mis en place un sentier du souvenir. La balade démarre au bas du village à partir du parking En Solomiac. Un premier panneau d’interprétation y a été disposé qui présente la vie de la comtesse de Ségur, de son vrai nom Sophie Rostopchine. Elle est la fille du comte Fiodor Rostopchine, gouverneur de Moscou, auteur présumé de l’incendie de la ville en 1812…

En Solomiac

Le chemin, signalé par des flèches en bois vertes, débute au milieu de haies de mûres sauvages. Après une descente rapide, il s’enfonce dans un sous-bois et longe alors le ruisseau de Rieubaquié. Il passe en dessous de la cité de Verfeil dont on aperçoit par intermittence le clocher. Il parvient alors à un croisement où a été installé un deuxième panneau explicatif, consacré à la vie des parents des petites filles modèles, Nathalie de Malaret et Paul d’Ayguevives de Malaret. C’est en 1870 que la famille vint s’installer à Verfeil.

Peu de temps après, nous atteignons le domaine de Gailhaguet, aujourd’hui transformé en gîte et lieu de réception. Posé au sommet d’une colline, la vue sur la ville de Verfeil et sur l’église Saint Sernin-des-Rais est magnifique, soulignée en ce mois de mai par les genêts en fleurs. Le troisième panneau d’interprétation raconte la vie de Camille et Madeleine, les petites filles modèles, une vie bien éloignée des contes…

Le chemin rejoint alors une petite route goudronnée d’où l’on aperçoit d’un côté la Montagne Noire et de l’autre les Pyrénées. Après avoir dépassé un joli pigeonnier, on parvient à l’église Saint Sernin-des-Rais, annexe de l’église de Verfeil.

Posée au milieu de la campagne, l’église daterait de 1604. Elle possède un clocher-mur typique du Lauragais. Aux pieds de cette église, dans un enclos en dehors du cimetière, reposent les petites filles modèles et leur famille. À l’extérieur de cet enclos se trouve une tombe toute simple, isolée, où repose la dame de compagne de Madeleine…

Le retour se fait en partie par le même chemin ; il permet de profiter d’une vue dégagée sur le village de Verfeil. A mi-chemin, je vous invite à bifurquer à droite afin d’emprunter la rue de la Fontaine Baptisée qui vous mènera au village car il mérite une petite visite.

La cité cathare de Verfeil

Verfeil est une cité cathare ; elle était autrefois entourée de remparts dont subsistent aujourd’hui les portes fortifiées : Il y a ainsi la Porte Tolosane (car tournée en direction de Toulouse) qui porte une inscription pour le moins étonnante « Liberté Ordre Public » gravée en 1830 ; la Porte Vauraise (car tournée vers Lavaur) qui présente une architecture particulière avec une maison construite au-dessus ; enfin la Porte du Loup, ainsi baptisée parce que quand le vent souffle on croirait entendre le loup hurler.

À l’intérieur de la cité, on découvre un château en brique rouge qui daterait du VIIIème siècle. Il servait alors à abriter les soldats d’où son aspect plutôt rude. Il y a également l’église Saint Blaise, celle dont on a aperçu le clocher de forme octogonale pendant toute la balade. Entrez à l’intérieur pour y admirer les belles peintures qui ornent le chœur. La promenade dans les ruelles permet de découvrir de belles façades à colombage… plus ou moins droites.

Quand j’y suis allée, le musée était fermé, apparemment en cours de déménagement . J’ai toutefois eu l’occasion de le visiter il y a quelque temps pour y découvrir des objets ayant appartenu aux petites filles modèles comme une ombrelle, un livre d’histoire, des habits et des chaussures de poupée…

Il ne vous reste plus alors qu’à regagner le parking d’En Solomniac pour boucler cette promenade.

J’ai aimé :

  • la variété de la balade à la fois en pleine nature puis la découverte de la cité de Verfeil
  • Une balade ni trop longue ni trop courte, idéale pour une chaude journée d’été (6Km sans la visite de Verfeil)
  • les points de vue magnifiques sur la Montagne Noire et les Pyrénées
  • les panneaux explicatifs sur la vie de la famille des petites filles modèles, une toute autre époque…


Le coin pratique :

Jeu :

Le rendez-vous #EnFranceAussi et les Editions du Mont-Blanc vous proposent ce mois-ci de gagner un beau livre « Tout autour du Mont-Blanc« . Pour participer, il suffit de commenter la publication dédiée sur la page Facebook du RV. Bonne chance !


Règlement complet ici.

11 comments
  1. Sylvie CC

    Je ne savais pas qu’il y avait de vrais personnages et que je pouvais aller sur les traces de la Comtesse de Ségur. Belle idée de balade pour moi qui n’habite pas très loin. Merci pour l’idée.

  2. Paule-Elise

    C’est une belle découverte, jaime bien les balades « sur les traces » des artistes ou des personnages de fiction. En plus ce coin a l’air magnifique et très calme.

  3. Estelle

    J’adore l’architecture du sud ouest. Très belle balade sur le thème des contes de mon enfance. Enfin de l’enfance de ma mère qui me les a raconté ensuite.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.